Un petit tour et puis chameau!

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Un émirati – Khasim – travaillant à l’émigration rencontré 1 jour avant.

Nous emmène voir ses chameaux.

Point de rendez-vous à 30 min de taxi en-dehors d’Abu Dhabi, à une station essence.

Nous nous serrons dans son pick-up.

C’est parti. Direction le désert !

Petit arrêt en chemin pour acheter des bouteilles d’eau et des sodas.

Pour le gardien des chameaux.

Oui, il lui faut bien ça:

Il vien du Pakistan. Vit en plein milieu du désert, dans une tente.

Sans clim’. Sans électricité. Sans eau courante. Pour 100 euros par mois.

Température au sol: entre 45 et 50°C.

Et Khasim nous explique que c’est la moindre des choses d’apporter de l’eau tous les matins et soirs à son fermier.

Quelques pensées me traversent l’esprit: Les droits de l’Homme ne sont décidément pas universels. Le fermier, grâce à ce travail, peut faire vivre sa famille restée au Pakistan. Un bien pour un mal? Esprit de sacrifice.

Arrivons à la ferme: une “ferme”? Plutôt un assemblage hétéroclite de branches, grillages et tôles ondulées ondulant sous le soleil d’acier. Une trentaine de chèvres, 3 vaches faméliques et quelques poules peuplent la basse-cour.

Pas de porc. cela vous étonne? ;o)

Khasim bichonne ses chameaux – une femelle enceinte et un bébé, qui n’ont pas été déplacées au pâturage d’été en Arabie Saoudite. Je n’aurais jamais crû que l’Arabie Saoudite était plus fraîche  que les Emirats en été.

Demande le prix d’un chameau: 50 000 dirhams, soit environ 10 000 euros. Khasim en possède une centaine.

Nous repartons visiter  une “ferme” d’un ami à Khasim: la ferme est mieux équipée, avec une cabane en bois et l’électricité. Dégustons du lait fraîchement trait. Mousseux, un peu âcre mais tendrement chaud – le lait se laisse savourer.

Retour sur Abu Dhabi. Achat d’un shawarma – version libanaise du kebab, discussion autour d’un verre chez Khasim; départ pour Dubai.

Arrivés. Refoulés à l’entrée d’un bar chic, un bar fréquenté majoritairement par des libanais ouvre ses portes. Sur le parking – Porsche, Ferrari et autres 4×4.

Comme le dit si bien le livre de Mohammed Al Fahim sur l’histoire d’Abu Dhabi: De la Pauvreté à la Richesse – ou de la Richesse à la Pauvreté !

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